Electricité consommation/économies : éléments de réflexion

2012-11-19 16:43
charriau
Sales manager
50% des dépenses énergétiques d’un atelier laitier se concentre sur le bloc traite. Sur la consommation électrique du bloc traite (source cniel), le tank à lait est le principal consommateur avec la moitié environ de la consommation.

Tank à lait : 50%
Chauffe-eau : 21 %
Pompe à vide : 19%
Divers (nettoyage, pompe à lait, éclairage,...) : 10%

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Plus la taille du troupeau augmente, plus la part électrique en % liée au refroidissement du lait augmente, car moins les besoins en eau chaude, pompe à vide et divers par vache sont importants (la consommation d'électricité fixe est amortie sur un plus grand nombre d'animaux).

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Effet de la fréquence de ramassage du lait sur la consommation du tank. Plus la fréquence de ramassage du lait est espacée, plus la consommation électrique du tank à lait est élevée (source : institut de l'élevage 2009)

Dernière modification par charriau (2013-02-11 10:39)
2012-12-10 12:12
charriau
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Le delta t° (écart entre la température du lait à la sortie du pré-refroidisseur et de l'eau à l'entrée du pré-refroidisseur) justifie les écarts de prix entre les différents systèmes. CHARRIAU peut s'approcher des 4°C tandis la pluspart sont à plus de 7°C ...

Passer le lait de 34 à 30° demande moins d'énergie au compresseur du tank que de passer de 30 à 26° (et ainsi de suite). Les derniers degrés de température de refroidissement sont ceux qui demandent le plus d'énergie électrique au tank à lait.



Ce diagramme montre que la pente de descente de température n'est pas droite.

Essai comparatif GIE lait viande publié dans PLM qui montre que les différents modèles de pré-refroidisseurs présents sur le marché français ne se valent pas.

56 % d'économies pour le pré-refroidisseur de lait linéaire CHARRIAU publié dans L'éleveur laitier.

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2013-02-11 10:23
charriau
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Récupérateurs de calories et économies d'énergie

La première économie d'énergie, c'est celle qui n'est pas consommée (pré-refroidisseur, isolation, ...)

Concernant les récupérateurs de calories (à plaques ou intégré à la paroi d'un ballon de stockage), la performance énergétique est correcte avec la première traite seulement. En effet, l'écart de température (delta t°) entre le lait à refroidir et le fluide frigorifique est maximum. Pour les traites suivantes, la température des mélanges de lait (froid dans le tank et chaud en provenance de la traite) est plus faible et donc l'écart de température avec le fluide frigorifique est plus faible. Il y a toujours la même quantité de calories à récupérer, mais l'échange se fait dans des conditions de plus en plus défavorables jusqu'à la sixième traite.

Il est donc toujours préférable d'un point de vue économique d'avoir un pré-refroidisseur qui laisse peu de calories dans le lait. Si sur une exploitation laitière, un récupérateur de calories se justifie, c'est que le pré-refroidisseur n'a pas atteint son objectif.

A ce jour, un récupérateur de calories s'installe sur un seul compresseur du tank à lait, alors que beaucoup de tank ont deux compresseurs et plus ...

Certaines laiteries demandent au producteur qui installe un récupérateur de calories sur un tank (appartenant à la laiterie) que ce dernier soit couvert par l'assurance du producteur en cas de fuite d'eau (en provenance du récupérateur de calories) dans le circuit frigorifique du tank à lait.
Dans ce cadre, il semble important que la cuve du récupérateur de calories soit garantie par le constructeur le plus longtemps possible. Car en cas de pépin, non seulement le récupérateur de calories est à changer, mais aussi le tank à lait en entier.

Si le producteur veut changer de tank à lait, un frigoriste doit intervenir à nouveau pour le débranchement et re-branchement du récupérateur de calories.

images/produits/milk-plate-cooler-bad.jpg

Encrassement des plaques ...

Dans les années 80, CHARRIAU a vendu environ 500 récupérateurs de calories et dispose désormais d'un recul suffisant par rapport à ce matériel.

Tous ces éléments incitent CHARRIAU à préconiser l'utilisation d'un chauffe-eau thermodynamique plutôt qu'un récupérateur de calories. Le chauffe eau thermodynamique est complètement indépendant du tank à lait et du cumul des traites. Sa performance est stable et permet de réaliser jusqu'à 75% d'économies d'énergie sur la production d'eau chaude.

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2013-02-11 10:28
charriau
Sales manager
Isolation des chauffe-eau

La norme NF sur l'isolation des chauffe-eau est établie avec une température ambiante de 18 à 20 °C environ, c'est a dire d'une habitation. Dans ce cas les déperditions sont limitées et à peu près constantes. Donc, en dehors d'un milieu isolé, la norme n'est plus valable.

Pour l'utilisation de ces mêmes chauffe-eau dans les bâtiments agricoles, les laiteries par exemple, la température ambiante est loin des 18 à 20°C surtout en période hivernale.

Pour cette raison CHARRIAU propose aux producteurs de lait des jaquettes isolantes dans le but de réaliser des économies d'énergie. Les déperditions de chaleur sont d'autant plus grandes que ces chauffe-eau sont presque toujours en plein courant d'air.

Il en est de même pour les récupérateurs de chaleur et les chauffe-eau thermodynamiques.

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2013-02-11 10:35
charriau
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La facture d'électricité des Français augmenterait de 50% d'ici à 2020

Article publié sur le Figaro (18/7/12)

Selon un rapport du Sénat, la facture moyenne d'un «ménage type» passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020, en raison notamment d'un besoin d'investissements massifs dans les réseaux. Mais les sénateurs sont divisés sur les coûts réels du nucléaire.

Une augmentation de 49% en neuf ans de la facture d'électricité des ménages français. C'est l'un des points du rapport de la commission d'enquête du Sénat sur le coût réel de l'électricité qui n'a pas divisé les parlementaires. Reprenant les prévisions de la CRE (Commission de régulation de l'énergie), les sénateurs rappellent que la facture annuelle d'un «ménage type» équipé d'un chauffage électrique, sans modification des comportements de consommation, passera de 874,5 euros en 2011 à 1307 euros en 2020. Et ceci hors taxe, mais en incluant la CSPE (Contribution au service public de l'électricité) qui devrait être multipliée par plus de 2,5 pendant la période. La CSPE finance, entre autres missions, le développement des énergies renouvelables.

La hausse des prix sera alimentée par un besoin d'investissements massifs dans les réseaux (les coupures ont augmenté en France) et les moyens de production pour satisfaire une consommation en croissance, l'enchérissement du coût du nucléaire, et enfin le prix du développement des renouvelables.
Le coût du mégawattheure sous-estimé

Fait inhabituel au Parlement, les sénateurs ont publié un rapport d'enquête sans en voter les conclusions: chaque groupe politique présente les siennes, divergentes sur le sujet sensible du coût du nucléaire. Comme l'a résumé mercredi le sénateur écologiste Jean Desessard, rapporteur, «l'électricité est un sujet électrique entre nous». Le groupe écologiste avait demandé en février dernier la création de cette commission d'enquête pour prolonger le rapport de la Cour des comptes sur le coût de la filière atomique. Le volumineux document sénatorial (330 pages plus une annexe de 130 pages) s'appuie sur le travail de la Cour des comptes mais «chaque groupe tire de ces chiffres des interprétations différentes».

Pour Jean Desessard, il ressort de l'enquête que «le coût du mégawattheure (MWh) d'énergie électrique française est sous-estimé (…) d'abord (car) le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu'on ne le dit». La commission a pris acte du chiffre retenu par la Cour des comptes, 49,5 €/MWh, à comparer aux 42 €/MWh appliqués au 1er janvier par la loi Nome qui inclut déjà le coût de la prolongation des centrales et de leur démantèlement. Le groupe UMP du Sénat, dans ses conclusions, souligne que ce chiffre de 49,5 €/MWh est contesté, pour des raisons comptables et de méthode. Il réfute aussi le coût du MWh produit par le réacteur EPR en construction à Flamanville, estimé à 90 €MWh par le rapporteur.
Coût faible mais facture salée en France

Les sénateurs conviennent en revanche qu'il reste beaucoup d'incertitudes sur le coût futur de l'électricité nucléaire, liées notamment au coût du démantèlement. Dans le «scénario du pire», comme le qualifie Jean Desessard, c'est-à-dire si la fourchette haute de toutes ces incertitudes devenait réalité, le coût du MWh nucléaire s'élèverait à 75 €. Malgré ces incertitudes, le nucléaire est «une filière historiquement compétitive», indique le rapport. Il faudra attendre encore trois à quatre ans avant que le photovoltaïque atteigne des coûts comparables.

Le rapport présente trois scénarios d'évolution de la production et de la demande d'électricité à l'horizon 2050. Le scénario «sobriété», qui prévoit un programme «très volontariste d'économies d'énergie» et une sortie rapide du nucléaire, en arrêtant tous les réacteurs dès qu'ils atteindront leurs 40 ans, est, sans surprise, le préféré du Vert Jean Desessard. Mais, reconnaît-il honnêtement, «c'est aussi le plus coûteux». Le groupe socialiste explique dans ses propres conclusions qu'il n'y adhère pas.

Enfin, un constat paradoxal fait l'unanimité des membres de la commission d'enquête: si la France bénéficie de coûts de production du courant parmi les plus bas d'Europe, grâce au nucléaire, les ménages français paient la facture la plus élevée, en grande partie à cause d'une spécificité hexagonale: le poids du chauffage électrique.

On retrouve le même son de cloche sur Le Monde (19/07/12) et La Croix (18/07/12).

La synthèse du rapport du Sénat (voir page 12) www.senat.fr/rap/r11-667-1/r11-667-1-syn.pdf

Quel prix pour l’électricité demain ? (19.01.2012) www.debateco.fr/node/10254